Déplacement de M. Harlem Désir à Bucarest [ro]

M. Harlem Désir, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, effectue un déplacement à Bucarest les 30 et 31 janvier 2017.

Il s’est entretenu à cette occasion avec M. Teodor Meleșcanu, ministre des Affaires étrangères, Mme Ana Birchall, ministre déléguée aux Affaires européennes, M. George Ciamba, secrétaire d’Etat au sein du ministère des Affaires étrangères et avec M. Leonard Orban, Conseiller présidentiel pour les Affaires européennes.

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Ce déplacement s’inscrit dans la dynamique engagée par la visite d’Etat en Roumanie du président de la République, M. François Hollande, en septembre 2016. Il permet de faire le point sur l’actualité européenne ainsi que sur les différents volets de la coopération bilatérale.

Déclarations de presse conjointes de M. Harlem Désir, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, et de M. Teodor Meleșcanu, ministre des Affaires étrangères :

Texte de la déclaration de M. Harlem Désir :

"Bonjour,

Je veux d’abord remercier le ministre des Affaires étrangères, Teodor Meleșcanu, pour les fructueux échanges que nous venons d’avoir et pour m’avoir reçu aujourd’hui à Bucarest. Je suis heureux d’être le premier représentant d’un gouvernement de l’Union européenne à me rendre à Bucarest après l’installation du Gouvernement roumain et je tenais à ce que ma visite reflète et soit à la hauteur de la qualité et de la densité de la relation entre la France et la Roumanie. Nos rencontres, nos consultations régulières font partie des ambitions de notre partenariat stratégique et l’importance de ce partenariat a été soulignée lors de la visite d’Etat en Roumanie du Président de la République, François Hollande, en septembre dernier. Cette visite a été un succès, elle a ouvert de nouvelles perspectives sur de nouveaux projets communs et l’objectif de ma visite aujourd’hui à Bucarest est de consolider cette dynamique, de poursuivre le dialogue fructueux que nous avons avec la Roumanie sur l’ensemble des sujets d’actualité, européens, et en particulier sur l’avenir de l’Union européenne, alors que nous allons fêter le 60ème anniversaire de la construction européenne à Rome le 25 mars prochain.

Nous avons donc évoqué la situation de l’Union européenne au moment où pour la première fois de son histoire elle est confrontée au départ d’un de ses Etats-membres, le Royaume-Uni, et en même temps, où les 27 ont pris la décision à Bratislava, en fixant un certain nombre de priorités et en préparant les célébrations du 60ème anniversaire à Rome, de tracer les perspectives d’avenir pour le projets européens. Et nous devons mettre au cœur de nos travaux la capacité de l’Europe à protéger, à assurer la sécurité de ses citoyens dans un monde dangereux, dans un contexte où nous avons été frappés par le terrorisme, où nous sommes environnés de très nombreuses crises internationales.

Nous voulons progresser dans le domaine de la protection des frontières extérieures. Nous avons commencé à le faire et je crois que cela est essentiel dans la lutte contre le terrorisme, où notre coopération est très forte et excellente et en direction de l’Europe de la défense. Et puis, le deuxième grand impératif c’est que l’Europe soit un espace de progrès, de croissance, d’investissement, d’emploi, de droits sociaux élevés et nous voulons travailler à renforcer les politiques économiques de l’Union européenne, les investissements dans les domaines d’avenir, dans le domaine de l’énergie, dans le domaine du numérique, dans la recherche, dans l’innovation et en même temps renforcer la défense d’un socle européen de droits sociaux.

Sur tous ces sujets nous travaillons ensemble et la Roumanie va jouer un rôle très important au cours des prochaines années, puisqu’elle assurera la présidence de l’Union européenne au premier semestre 2019. Ce sera le moment où seront finalisées les négociations du Brexit, de sortie du Royaume-Uni, où nous discuterons du prochain cadre financier pluriannuel, où nous aurons à mettre en œuvre ces grandes orientations pour l’avenir de l’Union européenne. Et donc je suis aussi venu dire que la France sera aux côtés de la Roumanie pour préparer cette présidence, pour soutenir le succès de cette présidence.

Ce que nous souhaitons, c’est une Roumanie forte dans une Europe forte, et c’est le sens de ma venue ici et des échanges que j’ai eus avec le ministre des Affaires étrangères et des rencontres que j’aurai avec Mme Birchall, la ministre déléguée aux Affaires européennes, avec M. Leonard Orban, le conseiller du Président de la République pour les Affaires européennes, et avec George Ciamba, qui est le secrétaire d’Etat en charge des Relations bilatérales.

Nous avons également évoqué nos projets de coopération bilatérale qui sont très importants dans de nombreux domaines économiques, industriels, mais aussi culturels. Et nous préparons une Saison culturelle croisée entre la France et la Roumanie en 2018.

Et puis effectivement, le rôle que nous devrons jouer ensemble pour la stabilité du continent, la situation en Ukraine où nous souhaitons que les accords de Minsk soient respectés et c’est évidemment l’objet du débat, du dialogue que nous avons avec la Russie et l’Ukraine dans le cadre du format Normandie, avec l’appui de l’Union européenne et de la Roumanie.

Et la Moldavie, pour laquelle la France et la Roumanie sont particulièrement mobilisées, au sein de l’Union européenne, puisque nous sommes les co-présidents du groupe d’appui européen à la République de Moldavie.

Et comme vient de le rappeler le ministre Teodor Meleșcanu, nous allons réunir, avec le Premier ministre moldave, ce groupe à Bruxelles, au cours des prochains mois, au mois d’avril, je pense, pour continuer à apporter tout notre appui à la mise en œuvre de l’accord d’association avec la Moldavie, au développement de son économie, et en même temps à l’approfondissement de ses réformes, de l’Etat de droit, de la lutte contre la corruption. C’est là une responsabilité que nous avons accepté de prendre au sein de l’Union européenne, parce que nous sommes deux pays qui sommes particulièrement proches, liés par l’histoire et la culture à la Moldavie, et parce que c’est aussi une contribution à la stabilité et à la sécurité de l’ensemble de l’Europe.

Nous avons également évoqué la situation des politiques européennes en Roumanie et le rapport du MCV qui est dans l’actualité.

Ce rapport est positif, il est équilibré, il est complet et il indique clairement les dernières étapes pour que ce mécanisme soit levé, ce qui je crois est une attente forte de la Roumanie. Et ce qui est important pour nous c’est de consolider les efforts qui ont été engagés par la Roumanie ces dernières années afin d’assurer la mise en œuvre effective des réformes et leur irréversibilité.

Et je crois que c’est un enjeu déterminant pour l’avenir, pour continuer à renforcer les institutions roumaines, renforcer l’Etat droit, la lutte contre la corruption. Et donc, je suis venu aussi dire que nous savions que la sagesse et le dialogue allaient permettre de répondre positivement à ce rapport de la Commission européenne.

Donc pour moi cette visite est très importante, dans ce moment où l’Europe est confrontée à de très grands défis sur le plan international et aussi sur le plan intérieur. L’amitié, la solidarité entre la France et la Roumanie sont tout à fait décisives pour permettre aux 27 de bien mener les négociations avec le Royaume-Uni, de mettre en œuvre une feuille de route ambitieuse pour l’avenir de l’Union européenne, de renforcer notre unité et de faire en sorte que nos relations bilatérales continuent à être très fructueuses sur tous les plans, économique, culturel, politique comme elle l’ont été au cours des dernières années. Je vous remercie."

Dernière modification : 17/05/2017

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