Discours de l’Ambassadrice de France en Roumanie à l’occasion de la rentrée universitaire 2017 de la Faculté de droit

Seul le prononcé fait foi

Je souhaite saluer les intervenants, les professeurs et les étudiants présents, féliciter et transmettre mes vœux de succès aux étudiants de première année qui ont réussi le difficile concours d’entrée de la Faculté de droit.

Je suis persuadée qu’ils deviendront d’excellents juristes et contribueront au renforcement de l’Etat de droit en Roumanie. Je suis confiante dans le corps professoral de la Faculté de droit de l’Université de Bucarest qui prend soin de former non seulement de très bons techniciens du droit mais aussi des juristes conscients de leur responsabilité dans la société et respectueux des valeurs démocratiques, véhiculées par le Droit.

Ces valeurs sont celles que les Etats de l’Union européenne ont en partage et qui permettent de donner l’espoir d’un rapprochement beaucoup plus fort entre les anciens pays membres de l’Union européenne et ceux qui y sont plus récemment entrés, comme le souhaite, entre autres, Monsieur le Président Emmanuel Macron.

Les universités représentées ici aujourd’hui : l’Université de Bucarest, l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l’Université de Würzburg participent pleinement à cet objectif.

En effet, comme l’a dit Robert Schuman dans le célèbre discours du 9 mai 1950, "L’Europe ne se fera pas d’un coup ni dans une construction d’ensemble, elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait" ;

La collaboration des universités, étudiants chercheurs, pour des formations, échanges et projets de recherche communs sont des actions concrètes qui permettent de faire ressentir à chacun et en particulier aux juristes la communauté de valeurs et de principes juridiques que nous partageons.

C’est parce que les juristes roumains étudiaient en grand nombre dans les universités françaises - en particulier à l’Université de Paris - et que les liens entre juristes roumains et français se sont ainsi devenus très forts, qu’a pu se développer et se constater la très grande proximité des droits et des esprits roumains et français. Le grand juriste Henri Capitant en 1929 sur les juristes roumains et français : ”nous concevons le droit de la même façon, nous rédigeons de la même façon”.

Cette communauté a perduré, comme en témoigne le succès du Collège juridique franco-roumain d’études européennes, créé il y a 20 ans pour accompagner la Roumanie sur le chemin de l’adhésion à l’Union européenne, et qui ‚a jamais accueilli autant d’étudiants (plus de 300 l’an passé), et qui reçoit maintenant de nombreux étudiants français (23 en Master 2 en 2017-2018).

J’encourage les étudiants à profiter de l’ouverture internationale que leur offre les programmes ERAMUS et les programmes développés par la Faculté de droit, l’Allemagne, l’Espagne et la France.

Leurs ainés n’ont pu en profiter, et nous sommes à un moment où, en plus des valeurs européennes évoquées plus tôt, de tels échanges permettent aussi de défendre nos traditions juridiques romano-germaniques.

La Roumanie a u tel rôle à jouer, elle qui va célébrer en 2018 le centenaire de la Roumanie moderne et qui prendra la Présidence du Conseil de l’Union européenne en 2019.

Je souhaite remercier particulièrement le Doyen Baias, qui a tant fait pour la Faculté de droit, le Collège juridique, et la francophonie, et auquel aura l’honneur de remettre la décoration de la Légion d’Honneur au grade de chevalier le mercredi 4 octobre prochain.

Dernière modification : 06/10/2017

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