"Il faut des contrôles systématiques de tous ceux qui entrent et sortent de l’UE" - Déclarations du ministre de l’Intérieur, M. Bruno Le Roux

Le ministre de l’Intérieur, M. Bruno Le Roux, a participé le 9 décembre 2016 au Conseil des ministres de l’Intérieur de l’UE.

Déclarations du ministre de l’Intérieur, M. Bruno Le Roux, à l’issue du Conseil des ministres de l’Intérieur de l’UE (Bruxelles, 9 décembre 2016)

Bruno LE ROUX : "J’ai souhaité être présent personnellement pour la totalité de ce Conseil de l’UE, trois jours après ma nomination. Il y avait un enjeu à très vite pouvoir connaître mes interlocuteurs, à leur faire des propositions, à nouer un lien personnel. Je me suis aperçu que Bernard Cazeneuve avait beaucoup d’amis, et que l’enjeu était de les garder d’abord, et ensuite de m’en créer des nouveaux. J’ai notamment eu une longue discussion avec la présidence maltaise, qui va débuter, et avec laquelle nous aurons de nombreux dossiers à examiner.

Et puis il y avait un enjeu majeur : la lutte contre le terrorisme. J’ai voulu porter la parole de la France. Une parole de fermeté dans la lutte contre le terrorisme, avec des mesures qui doivent se mettre en place sans tarder, parce que nous sommes confrontés à une menace. Je pense en particulier à deux mesures que j’ai souhaité défendre dans le cadre de ce Conseil, mais aussi en rencontrant un maximum de ministres en marge, notamment lors de la démonstration qui a été faite par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) et la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), qui a frappé les esprits. Nous avons pu montrer comment nous nous sommes réorganisés dans la lutte contre les actes terroristes.

J’ai souhaité que sur la question des entrées et des sorties des frontières extérieures de l’UE, il puisse y avoir le plus vite possible un contrôle systématique de tous ceux qui entrent, et de tous ceux qui sortent, même des ressortissants de l’Union européenne, parce que l’expérience que nous avons connue nous conduit à constater que des ressortissants européens avaient commis les actes terroristes, et que si nous avions su quand ils étaient sorti, et à quel moment ils étaient rentrés, ils auraient été plus faciles à suivre. Tout cela bien sûr en complément du travail de nos services de renseignement.

Puis, sur la question du chiffrement, j’ai souligné qu’il fallait aller vite, qu’il y avait aujourd’hui des possibilités de communication qui étaient offertes -avec des nouvelles technologies offertes à ceux qui voulaient commettre des actes terroristes- qui ne pouvaient pas être déchiffrées. Il n’y a pas, aujourd’hui, avec les opérateurs de ces logiciels, de ces technologies, de possibilités de pouvoir aller au bout des enquêtes que nous voulons mener. Il faut faire de ce point une priorité. Les réactions, tant de la présidence que de la Commission, me laissent penser que nous allons pouvoir progresser rapidement"./.

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Dernière modification : 12/12/2016

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